11/04/2018

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Celui-ci a été transféré sur un nouveau site :

 

WORDPASS.COM avec le nom de Josiane80

 

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01/04/2016

BONJOUR !

J'ai créé un nouveau blog qui reprend :

voyages - divers - poèmes.

Venez le découvrir. Il s'appelle

http://josiane52.skynetblogs.be

 

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05/03/2016

* UN VIEUX GREEMENT

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La Bretagne, c’est un nom qui sonne comme un paquet d’embruns s’écrasant sur les rochers. Un pays de rudes marins qui savent aussi partager leur savoir-faire avec ceux qui s’y intéressent.

Embarquement sur l’An Durzunel.

Armorique, « le pays entouré par la mer ». Ce morceau de Bretagne se confond tellement avec l’immensité liquide qu’il en a pris le nom. Dès le Mont Saint-Michel, qui étrangement se trouve encore en Normandie, on pénètre dans la démesure. Dans cette baie gigantesque, terre et mer se mélangent au gré de marées qui montent parfois à la vitesse d’un cheval au galop. De l’autre côté, on atteint Cancale, réputée pour ses huîtres plates.

 

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Hissez haut !

Petite halte à la pointe du Grouin pour un petit-déjeuner breton. De là, la vue embrasse toute la côte. A l’ouest, un paysage typiquement breton où la contrainte du vent et du sel ont limité la végétation. A l’est, autour de la baie plus protégée, la côte apparaît bien arborée. La mer y est plus calme et ressemble plus à une grande piscine. Tout autour de la pointe, par contre, les courants se font violents et on peut observer la peine qu’éprouvent les bateaux à remonter le courant.

Mais la vraie aventure commence sur la petite plage de Port-Mer, d’où nous embarquons d’abord sur un zodiac avant de grimper à bord de l’An Durzunel, un joli lougre de Loguivy, solide réplique en chêne et en pin de ceux qui naviguaient ici dans les années 1850. Des navires qui servaient surtout à la pêche au crabe. Boucles blondes, peau tannée et regard acéré, son fier capitaine dirigera son noble équipage avec calme et rapidité. Les présentations faites, la grande voile marron s’élève doucement vers le ciel à la force des bras.

 

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Huîtres et muscadet

Il faut toute la science de la mer du capitaine pour manœuvrer l’An Durzunel. Parés à virer ? Parés, répondent les marins. On attrape la corde du foc et on tire de toutes ses forces pour l’enrouler. Un tour, deux tours, trois tours … Le lougre tourne vent de face. Parés à empanner ? Parés. Et voilà que le lougre change à nouveau de cap.

Le navire glisse sur l’eau droit devant. L’Art Durzunel a été bâti en 1984. Avec ses 6,6 mètres de longueur et 2,5 m de largeur, il a été le premier en France à être issu de plans anciens. D’île en rocher aux oiseaux, après une heure de voile, nous naviguons en plein milieu de la baie. Il y a notamment l’îlot le Châtellier ou encore l’île des Rimains, propriété d’une famille d’industriels qui y vient régulièrement en villégiature. Nouvel instant magique lorsque le capitaine jette l’ancre près d’un gros rocher peuplé d’oiseaux marins. Cormorans, goélands et aigrettes virevoltent au-dessus de nous.

Après l’effort, voici venue l’heure de déboucher le muscadet et d’ouvrir les huitres, de tartiner un morceau de baguette avec du beurre salé et de terminer ce festin par un morceau de kouign-amann (gâteau au beurre très sucré). Ivres d’iode et de grand large, l’équipage met maintenant le cap vers la plage pour un retour sans moteur et sans vapeur, la plus belle façon d’appréhender la mer …

 

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27/02/2016

* LES SERRES DE LAEKEN

Royaume de couleurs et de senteurs. Camélias, orangers, azalées, fuchsias, palmiers centenaires, fougères géantes. C’est une flore diversifiée qui accueille les amateurs de botanique et d’architecture dans le cadre majestueux des serres de Laeken.

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Conçue par l’architecte Alphonse Balat à la demande du roi Léopold II, la majorité du complexe de fer et de verre a été construite de 1874 à 1894. Une grande prouesse technique pour l’époque …

Chaque printemps, les serres de Laeken ouvrent leurs portes au public durant quelques semaines et attirent environ 100.000 visiteurs.

On y pénètre par l’orangerie où certains orangers ont plus de trois cents ans !

Le roi bâtisseur appréciait aussi particulièrement les camélias. Cette collection très importante compte 114 espèces différentes ; elle est l’une des plus anciennes au monde.

 

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Des galeries de géraniums

L’itinéraire vous emmène de serre en serre, en passant par les chatoyantes galeries de géraniums au toit formé par des fuchsias. Dans le jardin d’hiver, levez le regard vers les têtes des palmiers centenaires qui tutoient une impressionnante coupole de verre.

Cette gigantesque serre a été construite en premier, lorsque Léopold II a entrepris d’embellir le parc de Laeken. Elle est notamment utilisée pour les réceptions royales. Depuis la serre des azalées et un chemin du parc, vous pouvez jeter un œil sur l’atelier de sculpture de la reine Elisabeth.

 

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Une véritable entreprise

Quinze jardiniers et un chef de service s’attèlent à entretenir ce jardin d’hiver qui s’étend sur 1,5 hectare pour 2,5 hectares de surface vitrée. Et ils doivent composer avec les aléas de la météo. Les azalées sont les variétés les plus précoces de ces plantes qui profitent d’un automne clément.

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Combien faut-il de mazout pour chauffer cette impressionnante cité de verre ?

Environ 402.000 litres pour une saison. C’est la Donation royale qui finance ce coût. Quant à l’arrosage, l’eau est pompée dans l’étang du domaine.

 

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20/02/2016

* LE CHARDONNERET

LE CHARDONNERET ELEGANT, notre ambassadeur

Appelé aussi el maknine, cet adorable passereau au plumage spectaculaire et multicolore a été élu Oiseau de l’année 2012.

Plus petit qu’un moineau domestique, le chardonneret est discret et méconnu. On connaît bien son chant, un gazouillis très musical, émis surtout pendant son vol ondulé. En revanche, on ne le voit que rarement et c’est bien dommage, car il affiche une robe chatoyante aux couleurs… du drapeau belge !

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Son plumage est une association raffinée de brun clair, de noir, de blanc, de jaune poussin et de rouge vif. Cette palette chromatique est particulièrement spectaculaire lorsque l’oiseau est en vol. Le mâle et la femelle sont parés de la même façon. Chez la femelle, les deux taches rouges, situées sur le front et sur la gorge, sont un peu moins étendues.

 

Ses habitudes alimentaires

Le chardonneret élégant a un grand bec, bien conçu pour ses besoins alimentaires. Fort, conique et pointu, celui-ci est parfaitement adapté pour ouvrir les coquilles des plantes et pêcher les graines. Il aime particulièrement celles du chardon et cette préférence est à l’origine de son nom français. Chaque jour, il parcourt de grandes distances pour se nourrir. Il se sustente en voletant d’une plante à l’autre et il n’est pas rare de le voir la tête en bas. Les repas se prennent souvent en bande, ce qui peut poser quelques problèmes. Le chardonneret est en effet un brin agressif et quand il se nourrit, surtout aux mangeoires, on peut entendre les cris rauques « krrr krrr » qu’il lance à ses compagnons. Maniaque et soucieux de sa toilette, il doit se baigner deux fois par jour, le matin et au crépuscule. C’est un gros dormeur, il a besoin de toute une nuit pour se reposer, blotti dans un buisson épais.

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La saison des amours

Elle a lieu au printemps. Les parades nuptiales commencent en mars et sont plutôt orageuses. Mâles entre eux, mais aussi mâles et femelles se disputent en vol, violemment, en émettant des cris de guerre gutturaux. Le mâle se place près de sa copine et n’arrête pas de lui tourner autour, en étirant ses ailes. Le but ? La séduire en lui faisant miroiter de beaux jeux de lumière avec ses barres jaune poussin. La femelle lui répond de la même façon. Une autre approche est possible. Le mâle peut offrir de la nourriture à l’élue de son cœur qui la réclame comme une jeune fille tremblante d’émotion. Le chardonneret élégant nidifie dans les buissons et les arbres, en choisissant les hauteurs ; entre deux et dix mètres au-dessus du sol et plutôt aux extrémités des branches.

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La femelle se charge de la construction du nid. C’est une véritable œuvre d’art, réunissant des matériaux de qualité : mousse, radicelles, herbes sèches, lichens, laine et duvet végétal. L’intérieur, très douillet, est tapissé avec de la laine, des poils et des plumes. La femelle y dépose cinq à six œufs bleuâtres tachetés, l’incubation dure entre douze et quatorze jours. Pendant cette période, le mâle prend ses responsabilités et nourrit bien la future mère. Une fois nés, les poussins sont enveloppés de duvet grisâtre, assez long et épais. Ils quittent le nid au bout de deux semaines environ, mais ont besoin de leurs parents pendant les premiers jours de leur indépendance.

 

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