13/08/2014

* FIEVRE SUR LE RUBIS

Le rubis est la plus belle, la plus rare, la plus chère des pierres précieuses. Arrachés au sous-sol du Sud-Est asiatique, ces cailloux couleur de sang attirent toutes les convoitises mais n’enrichissent sur place qu’une poignée de négociants.

fièvre sur le rubis

 

Des cratères de boue pour une poignée de cailloux

A 10 mètres de profondeur, les mineurs pauvres, couverts de sueur, creusent des galeries pour atteindre des filons au sud de la Thaïlande. Selon les experts thaïs, il resterait des gisements énormes à exploiter. C’est pourquoi des milliers de paysans s’enfoncent dans ces termitières souterraines au risque d’être enterrés vivants.

 

fièvre sur le rubis

Des matrones aux gestes experts

Chaque matin, dans un quartier de Bo Raï, des vendeuses roublardes examinent minutieusement les rubis bruts face aux rayons de soleil. Les pierres vendues aux courtiers thaïlandais proviennent pour l’essentiel des mines du Cambodge dans une zone tenue par les Khmers rouges.

 

fièvre sur le rubis

Les plus beaux rubis bruts au monde viennent de la vallée de Mogok, en Birmanie. La quasi-totalité de ces pierres échappe à la junte militaire au pouvoir à Rangoon car elles sont acheminées jusqu’à Bangkok par des contrebandiers malgré la loi birmane qui punit de mort tout contrevenant.

 

fièvre sur le rubis

 

Mais la majeure partie de la production mondiale est extraite par des mineurs thaïs au Cambodge dans la zone aux mains des Khmers rouges. Ceux-ci louent des concessions et vendent des permis de travail à des milliers de mineurs qui s’épuisent dans une jungle truffée de mines et infestée par la malaria. Tous les rubis convergent enfin à Bangkok où sont installés les gros marchands chez qui viennent s’approvisionner les courtiers du monde entier. Dans le quartier indien de Bangkok, des vendeurs proposent des rubis synthétiques d’une invraisemblable grosseur.

 

fièvre sur le rubis

 

 

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