05/09/2014

* LE VIOLON

LE VILLAGE DONT LE PRINCE EST LE VIOLON - Mirecourt (France-Vosges)

Il y a deux cents ans, l’atelier d’un luthier se présentait à l’image d’une peinture anonyme laissée par un artiste sur le bois d’un violon. Hommage à une corporation plus de quatre fois séculaire qui tient toujours ses quartiers dans un village des Vosges. Mirecourt ne garde plus qu’une poignée de ces « facteurs de violons », tels qu’on les nommait aux origines. Ces artisans mélomanes, détenteurs d’un savoir précieux, ont su se refaire une jeunesse.

Il reste une douzaine de « violonniers » dans la cité. A la fois hétéroclites et austères, ces lieux sont toujours remplis d’objets de toutes sortes, d’instruments, d’outils et de souvenirs.

 

le violon

Des instruments à géométrie variable

Un concert interprété par des bambins, cela provoque fatalement, malgré les couacs, l’attendrissement des auditeurs. La nouvelle passion des Français pour la musique sert les intérêts de Mirecourt. Les luthiers fabriquent des violons ou des violoncelles de tailles différentes et qui correspondent à des tranches d’âge déterminées. Lorsque doigts et bras s’allongent, l’instrument doit suivre le mouvement.

le violon

 

L’éternelle recherche de la perfection

Sur une table d’harmonie en épicéa, le luthier taille au canif les « effs », ou ouïes d’un instrument, instant précieux, geste précis ; tout ratage entraîne la perte de la pièce. Sur cette même table d’harmonie, on a d’abord dessiné les contours. Puis l’artisan attaque le bois avec une gouge. Le manche, qui se taille dans l’érable, nécessite un véritable travail de sculpture, surtout pour la création des courbes de la coquille. Comme la lutherie, l’archeterie a ses artistes. Sur une baguette de bois de Pernambouc, qui doit être souple, ferme et parfaite, un archetier procède au « reméchage » d’un archet avec du crin pris sur la queue d’un cheval.

 

le violon

Les luthiers ont enfin leur classe

Unique en France, l’école de lutherie de Mirecourt accueille une vingtaine d’élèves qui suivent un cycle de trois ans. Les étudiants passent ensuite cinq années chez un luthier pour parfaire leur apprentissage et apprendre à vernir les instruments.

 

le violon

Un corps fidèle à ses rites

En 1925, la lutherie à Mirecourt se composait de 18 ateliers et de 4 fabriques employant 680 ouvriers. Actuellement les luthiers fêtent encore la Sainte-Cécile.

 

le violon

 

 

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