20/09/2014

* DANS LA GUEULE DES LOUPS

Peut-on vraiment apprivoiser, et sans danger, le carnassier qui terrorisait nos aïeux ? Redécouvrant les étonnantes structures sociales d’une espèce largement décimée, les défenseurs des loups sont divisés. Certains les dressent comme des chiens de cirque, d’autres rêvent de les relâcher dans la forêt. Ils sont plus agiles que les chiens domestiques.

 

dans la gueule des loups

Futures stars au jardin d’enfants

Pour rendre les louveteaux familiers et dépendants de l’homme, il faut les « imprégner » vers l’âge de trois à huit semaines. Il faut les laisser jouer avec des enfants et multiplier les contacts physiques. Dans la nature, les jeunes loups s’attachent à leur mère et au « chef de meute ». Seul le couple formé par le mâle et la femelle dominants assure la reproduction dans un clan.

 

dans la gueule des loups

 

Dans la meute, les bagarres entre jeunes deviennent féroces à partir de la douzième semaine. Chacun apprend ainsi peu à peu son rang dans la hiérarchie. A l’état sauvage, il est rare que ces combats soient mortels. En captivité, les individus déviants ou rejetés par leurs semblables sont parfois tués. Très jalouses en amour, les louves sont aussi capables d’égorger leurs rivales.

 

dans la gueule des loups

Si le loup revenait, nous mangerait-il ?

Adulte à 2 ans, le loup vit une quinzaine d’années et mange cinq à six kilos de viande par jour. Il atteint 90 centimètres au garrot et pèse 40 à 80 kilos. Pourrait-il devenir dangereux si on le relâchait dans nos forêts ? La plupart des observateurs estiment que dans les zones habitées il y aurait trop de risques pour le bétail et les populations. Mais les chiens errants font encore plus de dégâts, répliquent les défenseurs du loup.

 

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