02/05/2015

* LES SECRETS DE LA GRANDE CHOUETTE

Farouche, mais peu timide, la jeune chouette harfang survolera seule la toundra et les glaces du Grand Nord. Puis pour se fondre dans l’hiver, elle troquera son triste duvet gris contre un plumage blanc.

 

les secrets de la grande chouette

 

Matrone sourcilleuse, mais esclave de sa nichée

Emmitouflée du bec jusqu’aux pattes, la chouette harfang ne craint guère le froid. L’été, la mère, reconnaissable à son plumage plus tacheté, est seule à couver les œufs, pendant près de cinq semaines, puis les petits, pendant plus de vingt jours. Le nid est creusé à même la mousse rase, dans une butte de tourbe appelée « hummock » qui domine la toundra. Selon la quantité de nourriture disponible, le nombre d’œufs peut varier de trois à quinze.

 

les secrets de la grande chouette

 

Expert à la chasse autant qu’à la défense

Tant que les jeunes ne sont pas élevés, le père est seul à chasser pour eux et leur mère. Il quadrille méthodiquement son territoire, attentif à la moindre proie. Il ne cesse pourtant de veiller sur le nid. Lorsque son compagnon quitte le nid conjugal, la femelle, légèrement plus grande, le salue d’un mouvement d’ailes et d’un cri rauque. C’est elle qui distribue aux petits le gibier qu’il rapporte. Dès que les rejetons s’émancipent, elle va chasser à son tour et affronte également quelques voisins mauvais coucheurs. Elle déchaîne ainsi les foudres du labbe pomarin, un oiseau de mer prédateur qui, craignant pour ses petits, ne supporte pas sa présence. Experte en voltige, la chouette effectue un tonneau pour lui présenter ses serres tranchantes. A la deuxième charge, elle amorce un looping, bondissant du sol comme un diable de sa boîte.

 

les secrets de la grande chouette

 

Ils voient tout, mais sont pratiquement invisibles

C’est la fringale qui se lit dans les yeux des petits ; il faut à chacun de trois à cinq repas par jour pendant plus d’un mois pour passer de 45 grammes à 1,4 kg. Neuf petits consomment en un mois jusqu’à 1300 petits rongeurs, des lemmings : autant que chaque parent en un an. Blottis entre les mottes, les jeunes sont, grâce aux couleurs de leur livrée, presque introuvables.

 

Privés du père, les enfants sont condamnés

Dans la chaîne alimentaire de la toundra, la chouette harfang occupe avec le renard la place la plus élevée ; celle du prédateur. Cependant, dans ce système vivant très simplifié, ces carnivores spécialisés sont aussi très vulnérables, très efficaces lorsque les lemmings sont abondants, ils sont voués à la famine ou à l’exil quand se raréfie ce gibier qui constitue l’essentiel de leur menu. Si le père harfang disparaît pendant la période de croissance des jeunes, jamais la mère ne pourra les alimenter seule.

 

Le bec occupe la moitié de la longueur du crâne

Dégarnie de ses plumes bouffantes, la tête de la chouette harfang ne se distingue guère de celle des autres rapaces ; son rostre est plus long et puissant qu’il n’y paraît. Les yeux sont énormes. Autre caractéristique des oiseaux prédateurs : les pelotes, résidus de proies que l’oiseau rejette par le gosier. Elles sont composées de poils, de plumes, d’os et de dents mêlés et compressés. Dispersées avec les fientes autour des nids, elles fertilisent le sol.

 

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Commentaires

Kikou Josiane,

c'est une magnifique et superbe chouette
j'aime beaucoup les chouettes :-)
Un très intéressant post
je te souhaite une bonne et agréable soirée
Gros bisous à toi ma belle.

Écrit par : Mimi du Sud | 04/05/2015

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merci mimi de ton commentaire et de ta visite

Écrit par : josiane | 05/05/2015

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