03/07/2015

* BETES A FAIRE PEUR

Certains arthropodes usent de systèmes de défense redoutables. Par les pores, ils sécrètent une écume corrosive ou exhalent des odeurs nauséabondes. Par les dards et les articulations, du poison. Mais ces armes ne suffisent pas. Afin de décourager leurs prédateurs, les insectes annoncent la couleur en se parant de teintes violentes qui signalent à leurs agresseurs qu’ils sont toxiques. Cette stratégie de la dissuasion semble porter ses fruits. En effet, les prédateurs enregistrent les couleurs prémonitoires de l’animal, surtout quand ils ont fait une mauvaise expérience de dégustation. Ils évitent alors tout ce qui a la même apparence. Dans le petit monde des insectes, la guerre ne cesse jamais.

 

bêtes à faire peur

 

Quand le criquet malin se déguise en arlequin

La majorité des prédateurs qui ont été soit piqués, soit brûlés par des arthropodes auxquels ils avaient goûté préfèrent se laisser mourir de faim plutôt que de refaire une tentative avec des proies présentant le même aspect. C’est sans doute pour cela que le criquet bariolé arbore d’agressives couleurs. Quant aux chenilles de Cochlidiidés, elles sont hérissées d’épines urticantes. A la base de chacune, une glande emplie de venin injecte à l’agresseur un douloureux mélange de substances identiques à celles dont usent les orties.

 

bêtes à faire peur

 

Le rouge et le noir du fruit défendu

Les mille-pattes contorsionniste, aussi nommé iule, dispose d’un double système de défense. D’une part, sa couleur, un carmin vif strié de noir, et d’autre part sa carapace, dont la dureté doit rebuter plus d’un bec d’oiselet. En outre, la plupart des iules exsudent des substances très corrosives pour leurs agresseurs. L’araignée, telle l’arachnide d’Amérique du Sud, userait de sa livrée multicolore comme d’un repoussoir.

 

bêtes à faire peur

 

La nature victime de ses impostures

Pour tromper ses ennemis, la chenille d’Hespéridé, qui est parfaitement inoffensive, a imité lors de son évolution celle de Sphingidé toxique délaissée par les prédateurs. C’est un phénomène de mimétisme dit aposématique.

 

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