24/09/2015

* LA MORT AUX TROUSSES

En Australie pullulent quarante millions de kangourous. Ils provoquent des ravages sur les terres des éleveurs et des agriculteurs. Symboles du pays, ils divisent les Australiens ; les fermiers les font abattre, alors que les citadins veulent les défendre.

 

la mort aux trousses

 

Toujours les premiers sur l’herbe fraîche

Généralement, les kangourous se déplacent par bandes de cinquante. Dès que la pluie verdit la steppe, ils se précipitent pour dévorer l’herbe avant que le soleil ne la dessèche. Rien ne les arrête. De toute leur puissance ils brisent même les cultures. Les moutons n’ont alors plus rien à brouter dans les pâturages. Ce qui désespère les éleveurs.

 

Ils ont inventé la boxe avant l’homme

Un mâle féconde en moyenne vingt femelles et les prétendants à ce rôle de géniteur sont légion. C’est pourquoi ils se battent. Ils se tournent autour comme deux boxeurs sur un ring et chacun tente de donner sur la poitrine de son adversaire de violents coups avec ses griffes, aussi dures que l’acier. Ils imitent de leurs bras et poings les pugilistes. Les aborigènes attribuent au kangourou la création de l’univers et le célèbrent en l’imitant au cours de danses rituelles étonnamment réalistes.

 

la mort aux trousses

 

Chez les kangourous le bébé naît deux fois

Le fœtus de kangourou, après la naissance, va rejoindre la poche ventrale de la mère. Epreuve périlleuse pour la larve de quelques grammes ; pour effectuer le trajet du vagin à la poche, il dispose de deux minutes, pas plus, avant d’atteindre la tétine où il puisera ses forces. La femelle ne l’aide pas. S’il tombe, il meurt. Dans le marsupium, la tétine va se souder aux parois de sa bouche pendant deux mois environ.

Après soixante jours, le bébé cesse de téter en continu. Il commence à ouvrir les yeux et, lentement, ses oreilles se déplient. La poche maternelle contient quatre tétines qui produisent deux laits de qualité différente. L’un pour le nouveau-né, l’autre pour l’aîné dont la tête émerge hors de la poche. Vers sept ou huit mois, l’adolescent tète encore et continue à chercher refuge à l’intérieur du marsupium. Mais la mère, de plus en plus, le découragera. Il sera adulte à dix-huit mois.

 

la mort aux trousses

 

Mascotte des citadins, dieu pour les aborigènes

En Australie, les citadins recherchent le contact des kangourous, avec lesquels ils jouent lorsqu’ils visitent les parcs naturels. Bien soignés, les animaux se montrent très familiers.

 

En course, un champion de l’économie d’énergie

Lorsqu’il sillonne les steppes, le grand kangourou n’utilise que ses puissantes pattes postérieures qui peuvent le propulser jusqu’à 90 km/h. Par bonds pouvant aller jusqu’à 3 m de haut ou 8 m de long à 25 km/h, ses muscles consomment  moins d’énergie et son rythme respiratoire est plus modéré que lorsqu’il progresse lentement. Des chercheurs australiens ont en effet prouvé que sa consommation d’oxygène diminuait à cette vitesse. D’où sa résistance aux longues distances.

 

la mort aux trousses

 

Les commentaires sont fermés.