03/10/2015

* LE CUBERDON

DANS LE CUBERDON, TOUT EST BON !

Parfois appelé cul de bourdon ou chapeau de curé, le cuberdon, ce petit cône au goût inimitable, est l’une des friandises les plus appréciées de notre plat pays.

Du haut de ses 2,5 cm, le cuberdon à l’art de réveiller des souvenirs d’enfance chez de nombreux Belges. Il est l’une des spécialités les plus appréciées du pays.

 

le cuberdon

 

L’origine du cuberdon n’est pas clairement établie. Si, pour la confiserie Geldhof (fabricant installé à Eeklo), le cuberdon a été inventé vers 1873 par un confiseur bruxellois, la rumeur la plus répandue raconte qu’il a été conçu au début du XIXe siècle en Flandres par un membre du clergé. D’où l’appellation de chapeau ou bonnet de curé !

Mais si l’origine précise n’est pas certaine, une chose est sûre : le cuberdon est belge.

D’après la confiserie Geldhof, son nom proviendrait de « kupe » (cuve) ou de « kuper » (cône).

La recette de ce petit délice sucré se serait alors répandue dans le pays. La Seconde Guerre mondiale a failli faire tomber le cuberdon dans l’oubli.

La gomme arabique, ingrédient indispensable à la confection du bonbon, était alors introuvable dans nos contrées. Mais dès 1946, le cuberdon est à nouveau fabriqué.

 

le cuberdon

 

Comme le monde, une création en sept jours

Tantôt appelé cul de bourdon, chapeau de curé ou encore neuzeke (petit nez) en Flandres, le cuberdon est aujourd’hui préparé par un nombre restreint d’artisans. Car si la composition du bonbon n’est plus un secret, sa fabrication reste délicate. La difficulté est d’obtenir une couche épaisse et résistante, renfermant un sirop liquide et parfumé.

Et pour cela, l’élément indispensable est la patience. « Pour réaliser un cuberdon artisanal qui ne colle pas aux dents, il faut du temps, sept jours très exactement ».

Le premier est consacré au dosage des ingrédients, au mélange et à la cuisson dans des chaudrons en cuivre. A la suite de ces opérations, la recette secrète est coulée dans les moules. A partir de cet instant et jusqu’au sixième jour, les cuberdons entament un lent processus de séchage destiné à cristallisé la fine couche extérieure tout en préservant le moelleux du « cœur ». Au septième jour, les cuberdons sont démoulés à la main et prêts à être savourés.

 

Une trentaine de goûts

Produit semi-frais, le cuberdon se consomme dans les huit semaines qui suivent sa production et est donc l’un des rares produits belges à ne pas être connu hors de nos frontières. Ils doivent être aussi frais que possible et ne pas rester trop longtemps dans les rayons. Cela explique pourquoi les cuberdons n’ont jamais conquis les pays voisins.

Toutefois, depuis quelques années maintenant, la friandise commence à se faire connaître outre-Quiévrain grâce à des foires et des salons. Elle a d’ailleurs fait son entrée dans le dictionnaire Larousse en 2008 !

Et aujourd’hui, le succès de ce produit typiquement belge ne cesse de grandir. A côté du cuberdon original aromatisé à la framboise, de nouveaux goûts et de nouvelles couleurs voient le jour. Il existe aujourd’hui une trentaine d’arômes : citron, banane, ananas, cerise, rose, kiwi, poire et même chocolat, cointreau ou pistache. Et après l’énorme succès du spéculoos cuisiné à toutes les sauces, c’est au tour du cuberdon d’intégrer les livres de recettes.

Il est apprécié en dessert avec de la glace vanille, au goûter dans un cake, ou encore en apéritif grâce au peket au cuberdon.

 

le cuberdon

 

 

 

Commentaires

merci à Yves Van Brussel pour son commentaire au sujet de mon article des "fraises de Wépion" du 29 mai 2009.

Écrit par : josiane | 07/10/2015

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