08/11/2015

* TAXER LES GRAISSES

TAXER LES GRAISSES, une solution contre l’obésité ?

 

Alors que le Danemark impose une taxe sur les aliments caloriques, d’autres pays s’interrogent quant à l’efficacité de cette politique.

Les dirigeants danois ont décidé de taxer tous les produits à base de graisses saturées : crèmes, fromages, viandes, plats préparés, biscuits, pizzas, chips … Contre toute attente, l’annonce de cette mesure n’a pas provoqué de tollé général. La population s’est juste ruée dans les magasins pour faire des réserves avant l’augmentation programmée !

 

taxer les graisses

 

Des chiffres inquiétants

La Confédération danoise des industries, de son côté, a réagi placidement en émettant des doutes quant à l’impact concret de cette stratégie sur la santé de ses concitoyens. Selon la Fondation contre le cancer, 30 à 80 % des européens adultes souffrent de surpoids ou d’obésité. Et les jeunes ne sont pas épargnés : en Italie, un tiers des enfants de 7 à 11 ans dépassent les normes de corpulence. Chez nous, en dix ans, le nombre d’obèses a augmenté de 27 %. Selon l’Association belge des patients obèses, 14 % de la population souffrent d’obésité et 47 % présentent une surcharge pondérale.

 

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La « fat tax » à toutes les sauces

Face à ces statistiques, la taxe danoise, appelée aussi « fat tax », amène à réfléchir. Si certains pays européens hésitent à l’adopter, tous s’accordent pour agir d’une façon ou d’une autre. La Hongrie a créé la « taxe hamburger » visant les produits à haute teneur en sel, sucre ou caféine. L’Allemagne a prié ses industries de diminuer les portions individuelles de snacks caloriques destinés aux juniors. En Angleterre, le Premier Ministre aurait même envisagé de taxer directement les personnes en surpoids, les soucis et dépenses liés à la malbouffe étant devenus, là-bas, plus graves que le tabagisme et l’alcoolisme. En Belgique, on préférerait baisser le coût des produits sains.

 

Penser aux démunis

En France, si la taxe sur les sodas est entrée en vigueur, celle sur les graisses est sujette à débat. Nutritionnistes et économistes s’en mêlent. Cette taxe est donc régressive, car ses bénéfices en santé profiteront peu aux plus démunis qui risquent de ne pas changer leur consommation et de subir de plein fouet une baisse du pouvoir d’achat. Mieux vaudrait réduire le prix des fruits, des légumes, du poisson, plutôt que de taxer les produits sucrés et salés !

Ne serait-ce pas la plus sage et la plus saine des solutions ?

 

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