06/02/2016

* JOYEUX HORTENSIAS

Ils égayent nos jardins de leurs belles couleurs allant du rose au bleu en passant par le blanc. Culture et entretien faciles, longue floraison, les hortensias ont tout pour plaire.

Ah, qu’ils sont jolis les hortensias ! Ils ponctuent nos jardins de boules de couleurs et leurs fleurs coupées font de tout aussi jolis bouquets. Encore faut-il savoir comment les planter et les entretenir.

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Ces dignes représentants de la famille des hydrangeas, dont les macrophylla, plus connus sous le nom d’hortensias, se plantent généralement en automne, mais ils sont commercialisés toute l’année dans les jardineries. Ils résistent bien à une plantation décalée, mais pas aux fortes chaleurs et au manque d’eau. Evitez donc de les replanter en plein été ! Ils aiment les terres riches en humus, composées idéalement de 1/3 de terre de jardin et de 2/3 de terre de bruyère. Entre soleil et mi-ombre, ils s’épanouiront parfaitement, à condition de respecter une distance de 80 cm à 1 m entre chaque pied afin qu’ils puissent prendre de l’ampleur. Veillez à les arroser souvent ou mieux, de les pailler pour maintenir l’humidité au sol. Plutôt gourmands, ils apprécieront de la poudre d’os et un peu de corne broyée au printemps. Un engrais spécial pour hortensias contribuera à la bonne floraison de la plante.

 

Taille minimaliste

La particularité de l’hortensia est que ses fleurs poussent sur les bois de l’année précédente. Donc, si vous coupez tout, vous risquez de ne voir aucune fleur apparaître l’année suivante. Contentez-vous à la fin de l’hiver, d’enlever les boules de fleurs fanées. Attendez la reprise et observez les tiges qui fond des bourgeons. Taillez juste l’extrémité de la branche, 2 cm au-dessus du premier bourgeon que vous rencontrez. Retirez les bois morts, qui sont inutiles et qui risquent de priver de lumière le centre de la plante.

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Avec les hortensias, mieux vaut y aller en douceur, voire ne pas les tailler du tout ; la floraison sera tout aussi abondante, les fleurs seront justes plus petites. Petite précision : toutes les variétés d’hydrangeas ne se taillent pas de la même façon, renseignez-vous auprès de votre pépiniériste.

 

Bleu je veux !

La couleur des fleurs dépend de l’acidité du sol ; plus il est acide, plus elle sera bleue.

Le sulfate d’aluminium en solution liquide (vendu dans le commerce) leur donnera également une teinte bleue. Vous pouvez aussi mélanger de l’ardoise pillée à la terre. Sachez aussi que l’utilisation d’engrais renforce la teinte bleue. Si vous constatez au fil des ans, une décoloration des feuilles, apportez-leur du fer et du magnésium pour compenser une eau trop calcaire, responsable de cette décoloration.

 

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En pot

Les hortensias se plaisent aussi en pot. Il leur faut toutefois suffisamment d’espace (Æ 40 cm), de la terre de bruyère, de l’engrais, un emplacement à mi-ombre et un arrosage régulier tout l’été. Vous pourrez sans problème les repiquer par la suite dans votre jardin.

 

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30/01/2016

* L'ALMADRABA

Le goût des Japonais pour le thon préserve une pêche traditionnelle espagnole : l’almadraba.

Sur les côtes espagnoles, près de Gibraltar, se pratique durant les mois de mai et juin une pêche au thon, spectaculaire et brutale : l’almadraba (madrague). Une méthode archaïque et peu rentable qui survit cependant grâce aux prix élevés consentis par les acheteurs japonais.

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Armés d’un crochet, les hommes vont affronter des monstres de 500 kilos

La technique de l’almadraba consiste à acculer les thons dans une poche de filets mobiles (copo), et à réduire progressivement celle-ci. Quand elle est suffisamment remontée, une dizaine d’hommes y descendent armés du gancho (crochet) qui leur sert à diriger les poissons vers le bord. Là, ils plantent dans la bête un second crochet, relié au treuil qui permet de la hisser à bord du bateau de sacada.

 

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Dès leur sortie de l’eau, les thons espagnols sont chargés sur des navires japonais

Du bateau de sacada, les thons sont chargés après chaque coup de filet sur l’embarcation qui fait la navette entre le lieu de pêche et l’un des trois navires frigorifiques japonais ancrés à l’entrée du port de Barbate. Cette opération a lieu une fois pas jour.

Après avoir été treuillées à bord, les bêtes sont pesées sous le contrôle d’un des responsables de l’almadraba. Les plus grosses prises, des thons de plus de dix  ans, peuvent dépasser 3 mètres de long et atteindre 700 kilos.

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Selon un ordre précis, les poissons sont dépecés puis congelés à bord

A peine déposés sur le pont des navires frigorifiques, les thons sont pris en main par une quinzaine de spécialistes. Au cours d’un véritable travail à la chaîne, exécuté avec une immuable précision de gestes. Les dépeceurs commencent par couper les têtes, puis ouvrent les abdomens pour en retirer les entrailles, avant de prélever les filets qui sont emportés par tapis roulants jusqu’aux chambres froides où ils sont congelés à moins 60°C.

 

Au marché central de Tokyo, les thons rouges sont les plus recherchés

Les Japonais, qui représentent environ 2% de la population de la planète, consomment 15% du poisson mondial, mais 90% du thon rouge. Ceux pêchés au large de Gibraltar et en Méditerranée, les plus prisés, comme ceux qui ont été capturés au large de la côte est des Etats-Unis finissent leur périple au marché central de Tsujiki à Tokyo, où ils attendent, impeccablement alignés, les acheteurs.

 

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Une pêche à la croisée de la Méditerranée et de l’Atlantique

Les quatre almadrabas espagnoles s’échelonnent du cap Trafalgar à Tarifa. Elles fonctionnent non seulement au moment du frai, quand les thons de l’Atlantique gagnent la Méditerranée en longeant la côte, mais aussi lors de leur retour.

 

 

 

23/01/2016

* LA CHIMAY

LA CHIMAY A 150 ANS !

Il n’existe que sept bières trappistes au monde …, dont six en Belgique et trois en Wallonie : Orval, Rochefort et … Chimay ! Elle a 150 ans.

Le 25 juillet 1850, les moines cisterciens fondant l’abbaye de Scourmont commencèrent à louer Dieu et à défricher la terre : telle est l’inscription gravée sur la croix de fondation de l’abbaye de Chimay. Les frères envoyés par els cisterciens (trappistes) de Westvleteren pour s’y établir, allaient achever la construction d’un monastère qui allait devenir abbaye, productrice de bière et de fromage.

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Fidèles à la règle de saint-Benoît, les moines cisterciens alternent prière, travail et repos, tout en accueillant leurs nombreux hôtes en recherche spirituelle. Ils sont aussi des modèles de sobriété ; la dégustation de la bière est réservée au seul moine-brasseur !

Dès 1862, les moines de Chimay brassent leur première bière selon les traditions monastiques d'un brassage naturel.

En 1948, le Père Théodore isole les cellules de levure uniques qui sont encore aujourd'hui à la base de la fabrication des bières trappistes de Chimay.

En 1954, la communauté monastique développe une bière de Noël appelée aujourd'hui Chimay Bleue.

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En 1966, création de la capsule Blanche connue également sous le nom de Chimay Triple.

En 1982, création de la Chimay Grande Réserve et en 1986, de la Chimay Cinq Cents (bouteille 75cl).

En 2001, création de la Chimay Triple au fût.

 

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Après la Rouge, la Bleue et la Triple, apparaît, pour le 150e anniversaire de la brasserie, la Spéciale Cent Cinquante. 10° d’alcool quand même.

 

La Chimay Bleue, millésimée, et son verre en forme de calice.

Pour reconnaître une trappiste, repérez la présence du logo « Authentic Trappist Product » sur la bouteille.

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Il garantit au consommateur la provenance Trappiste des produits selon des critères bien déterminés:

  1. Ils sont fabriqués sur le site ou dans la proximité du monastère.
  2. La communauté monastique est engagée dans la gestion et l'ensemble des moyens nécessaires pour l'exploitation. Celle-ci doit refléter clairement tant un lien de subordination indiscutable avec le monastère bénéficiaire que l'appartenance à la culture d'entreprise propre au projet de vie monastique.
  3. Les revenus subviennent pour la majeure partie aux nécessités de la communauté et à des œuvres sociales.

 

La Chimay est une authentique bière Trappiste, c'est-à-dire qu'elle est brassée dans l'enceinte d'un monastère Trappiste, sous le contrôle et la responsabilité de la communauté monastique et dont l'essentiel des revenus sont consacrés à l'entraide sociale.

 

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17/01/2016

* C'EST LA MERE QUI FAIT LE PERE

L’évolution de la société, les bouleversements de la famille, l’importance croissante des femmes, modifient les repères familiaux : les papas doivent être à la fois fermes et autoritaires, mais aussi doux et compréhensifs.

Il est parfois difficile pour un papa de trouver sa place et de la prendre. Et pour une maman de la lui donner ! Avant, tout était plus simple : au papa d’être le pourvoyeur économique et le garant de l’autorité dans la famille. A la maman d’être au foyer et de s’occuper de tout son petit monde avec amour, compréhension et dévouement. Depuis, les femmes ont investi le monde professionnel et les hommes ont été encouragés à s’impliquer de façon plus importante dans la sphère familiale.

c'est la mère qui fait le père

Aujourd’hui les pères s’investissent plus et plus rapidement dans les jeux avec bébé, mais aussi dans les soins à lui apporter (bain, change, repas) … et c’est tant mieux !

 

A trois

Une nouvelle conception a émergé : celle d’un trio familial dans lequel les différences complémentaires entre homme/femme et père/mère s’associent pour permettre le développement harmonieux de l’enfant. Un trio dans lequel chacun apporte sa touche spécifique. Le père a donc une importance aussi essentielle que la mère et cela dès le début. De nombreuses études l’ont démontré : avec son papa, un nourrisson découvre petit à petit d’autres sensations, d’autres plaisirs que ceux qu’il vit avec sa maman. Le papa a une autre façon de le toucher, de la câliner, de lui parler, une autre voix, d’autres odeurs. La palette d’inter-actions que le bébé découvre est donc plus riche.

 

c'est la mère qui fait le père

Une place à part entière

La présence du papa l’incite plus vite à explorer et à s’aventurer dans le monde extérieur. Il serait dès lors plus rapidement capable de se débrouiller, de se situer par rapport aux autres enfants, de s’intégrer dans leur groupe et d’apprendre les règles de la vie en société. Plus taquin, plus « physique » dans ses jeux, le père préparerait l’enfant à mieux affronter l’inconnu et le monde extérieur.

C’est par la maman que le jeune enfant découvre sa puissance et se sent le maître de l’univers, c’est par son papa qu’il découvre ses limites et l’existence d’autres univers avec lesquels il va devoir composer pour pouvoir s’épanouir.

 

Viril et « maternel » à la fois

Mais certains d’entre eux ont du mal à prendre cette place. Ils se montrent parfois intimidés comme s’ils s’estimaient moins habiles avec un nouveau-né. A eux d’oser se lancer et aux mamans de les y encourager. Car ce sont elles qui leur donnent leur place de père. Si une maman refuse de donner ce rôle au géniteur de son enfant, elle le prive de cette place et c’est au détriment du futur équilibre de son enfant. Certaines mamans veulent s’occuper de tout et prendre toutes les décisions concernant leur enfant. Souvent elles ne s’en rendent pas compte. Pourtant, si le papa a fui ou leur a laissé toute latitude, n’est-ce pas parce qu’elles l’y ont inconsciemment poussé ? La solution ? S’interroger et oser en parler. Encourager aussi le papa à prendre sa vraie place. C’est vrai aussi en cas de séparation : il faut garantir aux enfants la possibilité de voir l’autre parent régulièrement, et tenter de faire taire les rancoeurs pour le bien de l’enfant. Pour bien grandir il a aussi besoin de son père, même si la maman l’estime incompétent. Oui, un papa est capable de donner son bain à bébé dès la naissance, non il ne va pas le laisser tomber, oui il peut lui préparer ses biberons, le changer, lui donner des bisous et le câliner … sans y perdre pour autant sa virilité !

 

c'est la mère qui fait le père

10/01/2016

* DE L'AMBRE A LA LUMIERE

« L’or du Nord » pour les Grecs et les Romains, fit l’objet d’un véritable commerce entre les rives de la mer Baltique et le reste de l’Europe dès l’Antiquité.

de l'ambre à la lumière

Appelé « or de la mer » ou « larmes des dieux », l’ambre est un curieux matériau. Cette matière se forme à la suite de la coulée d’une grande quantité de résine liquide sous une couche de limon ou de sable qui la retient et la protège pendant une très longue période de temps. Elle peut se brûler, se charger d’électricité statique et garder pendant des millions d’années les éléments inclus lors de son processus de fossilisation.

Les anciens lui attribuaient des vertus magiques et la considéraient comme un cadeau royal. Les tombes des souverains d’Egypte, de Syrie ou de Grèce contenaient de nombreux objets précieux travaillés à partir de cette résine fossilisée.

de l'ambre à la lumière

Mais d’où provient-elle ?

Des recherches récentes révèlent l’empreinte chimique de l’ambre et précisent son origine : la mer Baltique. Une route de l’ambre devait donc relier les deux extrémités du monde connu à cette époque : les bords riants du Nil et les rives tempétueuses du Nord. De récentes fouilles semblent confirmer qu’elle traversait, entre autres, la Bavière, plus précisément Bernstorf où des archéologues ont mis au jour un sceau fait en ambre de la Baltique et en or des mines d’Egypte. Il représente d’ailleurs un visage gravé qui pourrait être la réplique du fameux masque d’or d’Agamemnon retrouvé à Mycènes (Grèce). Cette « pierre », si appréciée en de nombreuses parties du globe, a été, depuis la protohistoire, l’objet d’un commerce intense et fut transportée sur de longues distances. « Les gisements d’ambre européen les plus importants et les plus significatifs pour le commerce de ces temps reculés se trouvaient avant tout sur la Baltique et, dans une moindre mesure, en mer du Nord. De là, une branche occidentale de l’ancienne route de l’ambre conduisait jusqu’au célèbre port grec de Massalia (Marseille »).

 

Une exploitation intensive

Passant à travers les régions de l’Elbe inférieur et du Bas-Rhin, puis remontant ce fleuve, passant par les portes de la Bourgogne ou longeant l’Aar et le lac de Genève, la route de l’ambre rejoignait le Rhône pour redescendre celui-ci vers le sud de la France. Une autre route importante, à l’Est, conduisait des côtes de la Baltique, suivant la Vistule et traversant la région de Kiev en direction du Sud-Est, jusqu’à la mer Noire. Cette route orientale de cette résine fossile si précieuse trouvait là une jonction avec les anciennes liaisons interurbaines du Proche-Orient en direction de l’Asie centrale, de l’Extrême-Orient et de l’Inde.

Il n’est donc pas étonnant que l’ambre se retrouve dans presque toutes les parties du vieux monde à côté des nombreuses marchandises transportées sur de longues distances comme l’étain de Grande-Bretagne, l’argent d’Espagne, l’encens d’Arabie du Sud, l’ivoire d’Afrique, les fourrures de Sibérie, la soie de Chine.

De nos jours, son exploitation reste toujours intensive et importante dans la Baltique, sur les rives du territoire russe de Kaliningrad. Aujourd’hui, l’ambre est utilisé principalement dans l’industrie du bijou de grande série, mais aussi pour la fabrication d’isolateurs. Mais il reste qu’on trouve encore partout dans le monde des amoureux de la tendre et belle « pierre du soleil » aux tons mats ou brillants.

 

de l'ambre à la lumière